ENQUETE TELETRAVAIL PAR LA CGT HAUTS DE FRANCE

Bonjour

Du fait de la crise sanitaire, nous sommes nombreux-ses à la Région Hauts de France, parmi les agent-e-s des Sièges et des Ports, à avoir été placé-e-s, depuis de nombreux mois, en travail à distance en mode dégradé, sans que nous sachions à ce jour quand nous pourrons retourner travailler dans nos bureaux.

En dehors de la possibilité de revenir une journée par semaine au bureau pour lutter contre l’isolement professionnel, ce travail à distance en mode dégradé, mis en place dans l’urgence, nous est imposé à 100% du fait des circonstances sanitaires : ce n’est pas du télétravail tel que le télétravail est encadré par la Loi en dehors de ce type de circonstances exceptionnelles.

Un décret de mai 2020 permet aux employeurs publics de déployer encore plus largement les formes de travail  à distance : travail à distance en mode dégradé sous conditions exceptionnelles, travail nomade et télétravail (soit dans des circonstances normales de travail, hors état d’urgence sanitaire).

Concernant le télétravail, ce décret qui encadre toujours la quotité de télétravail à une moyenne de trois jours maximum par semaine, donne cependant à la collectivité la possibilité de délibérer afin de valider des demandes de jours flottants de télétravail. Le décret de 2020 permet également aux employeurs publics qui le souhaiteraient de faire pratiquer le télétravail dans des lieux privés tels des espaces d’entreprises et de limiter leurs obligations envers les télétravailleurs et leurs équipements par exemple…

Notre collectivité a demandé à des élèves de l’INET qui font leurs stages en Région Hauts de France de travailler à un rapport sur les possibilités ouvertes par ce nouveau décret.

Le télétravail, dans des circonstances normales de travail, hors état d’urgence sanitaire, doit, à notre sens, faire l’objet d’un encadrement et d’une organisation qui prennent en compte les droits des télétravailleurs.

Le temps, la charge et les conditions de travail des télétravailleurs – obligatoirement volontaires – doivent être respectés mais aussi la réalité des collectifs de travail. Le respect de la quotité maximale, l’encadrement des équipes, le management des projets, l’accès à la formation, la formation spécifique, la détermination et la prévention des risques psycho-sociaux, la lutte contre les violences familiales mais aussi le maintien des bureaux sont autant d’éléments qui doivent, entre autres, également être pris en compte dans cette forme d’organisation du travail.

C’est pourquoi nous souhaitons connaître votre avis sur le télétravail

(dans des circonstances normales de travail, hors état d’urgence sanitaire)

et vous proposons de répondre à notre enquête qui est totalement anonyme

à cette adresse :

enqueteteletravail.fr/hdf

Vous remerciant de votre participation, nous sommes à votre disposition.

La CGT Hauts de France